Swiss Islamic Council

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رمضان مبارك كريم تقبل الله طاعاتكم وكل عام وأنتم بخير

RAMADAN KARIM

Tewfiq EL MALIKI

 


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camping 2011 pour musulmans

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بِسمِ اللهِ الرحمنِ الرحِيم

Je commence par le nom de Allâh

le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

الحَمد للهِ رب العالَمِين والصلاُة والسلام على سيدِنا محمدٍ رسولِ اللهِ

Louanges à Allâh Seigneur des mondes,

que Allâh honore et élève davantage en degré

notre maître Mouhammad et qu'Il préserve

sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle


L’hiver est le jardin de l’obéissance et le printemps du croyant

 

Louanges à Allâh et que Allâh honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه وسلم

Louanges à Allâh l’Unique ; Celui Qui n'a besoin de rien, Qui n'est pas engendré ; Qui n'engendre pas et Qui n'a nul équivalent. Je loue Allâh, et je L'implore de me guider sur le chemin de droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allâh contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allâh guide, c'est lui le bien-guidé et celui qu'Il égare, nul ne peut le guider.

Que l'honneur et l'élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad صلى الله عليه وسلم, le maître des fils de ^Adnân, que Allâh a envoyé par sa miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle, avertisseur d'un châtiment, appelant à la religion agréée par Allâh. Le Prophète  صلى الله عليه وسلم  est telle une lumière éclatante et une lune éclairante. Allâh a guidé par lui la communauté et a dissipé par lui les ténèbres. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a ainsi transmis le message, il s'est acquitté de ce qui lui a été confié ; il a conseillé la communauté. Que Allâh le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué Ses prophètes. Je témoigne qu'il n'est de Allâh que Allâh. Il a envoyé Son Messager avec l'enseignement de droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad صلى الله عليه وسلم  est Son esclave et Son messager. Que Allâh l'honore ainsi que tous les messagers qu'Il a envoyés.

Esclaves de Allâh, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété et de crainte à l’égard de Allâh l’exalté. Je vous recommande de vous attacher aux ordres de Allâh et de marcher sur la voie de notre Prophète honoré صلى الله عليه وسلم  en vous préparant pour le jour de la station éminente, ce jour où ni les biens ni les enfants ne seront d’aucun secours et seul celui qui y viendra avec le cœur pur de toute mécréance sera sauvé.

 

{ إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنتُمْ تُوعَدُونَ * نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ * نُزُلاً مِّنْ غَفُورٍ رَّحِيمٍ }

 

(Soûrat Fousilat / 30, 31, 32)

 

Frères en Islam, le sage est celui qui craint son Seigneur Allâh, qui se remet en question, se corrige, œuvre pour l’au-delà, obéit a Allâh dans la foule, dans son cœur et dans la solitude; il n’oublie pas de louer Allâh, se précipite toujours à faire le bien et à aider son prochain sans relâche.

 

Notre discours de ce vendredi porte sur l’obéissance à Allâh durant la saison d’hiver. Il y a beaucoup à en dire car le musulman a tout à gagner à profiter de cette saison particulière pour se consacrer entièrement à l’adoration.

 

Le traditionaliste At-Tirmidhiyy a rapporté dans ses Sounan que le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم  a dit à ce propos  : « La meilleure des récoltes, sans grand effort, c’est de jeûner durant la saison d’hiver. »

 

Abou Hourayrah en a aussi parlé à ses compagnons en leurs disant : « Voulez-vous que je vous indique le moyen de récolter les meilleures récompenses sans grand effort ? Jeûnez pendant l’hiver ! »

 

Notre bien-aimé le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم  et les grands Savants après lui nous donnent ce même conseil, car ils savent que durant la saison d’hiver l’adoration du musulman qui consiste à jeûner est moins astreignante et plus aisée grâce à la douceur des températures et aux journées qui sont plus courtes que le reste de l’année.

 

Ibnou Rajab Al-Hambaliyy a dit : « Veiller les (longues) nuits de l’hiver équivaut (en récompenses) à jeûner les (longues) journées d’été. »

 

Le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم  a dit : « L’hiver est le printemps du musulman. » Al-Bayhaqiyy a rapporté qu’Il avait ajouté: « Les journées sont courtes et il (le musulman) y jeûne et ses nuits sont plus longues et il y veille (dans les adorations à Allâh).»

 

Il est aussi le printemps du musulman, car celui-ci s’y repaît dans les jardins des adorations et dans les champs des obéissances à Allâh. Il peut alors s’adonner à tout cela sans souffrir de la chaleur ni de la soif des journées d’été qui font dépenser beaucoup d’énergie, ni de la faim ou la fatigue qui ne se font pas trop sentir.

 

Ibnou Mas^oûd a dit : « Bienvenue à l’hiver ! Nous baignons  dans la bénédiction car ses nuits en sont plus longues et propices à veiller dans les adorations ; ses journées en sont assez courtes pour jeûner sans difficultés. »

Un Saint a dit : « Gens du Qour’ân ! Vos nuits sont plus longues pour votre lecture (du Qour’ân), lisez-y ; vos journées en sont plus courtes, alors jeûnez-y. »

 

Si nous ne jeûnons point comme le faisait le Prophète Dawoud (un jour sur deux), faisons-le les lundis et jeudis ! Si nous ne jeunions pas ces deux jours-là, jeûnons les jours blancs (les 13,14 et 15 de chaque mois lunaire).

 

Mes très chers frères en Islam, pour ceux d’entre nous qui chercheraient l’agrément de Allâh ainsi que pour ceux qui ont des jours de jeûne à rattraper ou une expiation, voici l’occasion de récolter des récompenses sans trop de peine en étant parmi les élus (Al-Fa’izin).

 

La veillée des longues nuits d’hiver dans les prières sounnah n’est pas trop fatigante, car nous avons le temps de dormir assez pour avoir les forces de veiller dans la dernière partie. Ainsi Haçan Al-Basriyy a dit : « Quelle chance pour le musulman en hiver, sa longue nuit lui permet à veiller dans l’adoration de Allâh, sa journée courte lui permet de jeûner (cherchant l’agrément de Allâh). »

 

Cette saison dévoile son mystère à ceux qui ont goûté au bonheur de veiller les nuits dans les adorations à Allâh, qui a dit, parlant des croyants dans le Paradis : « Ils dormaient très peu la nuit. »

{كانوا قليلاً من الليل ما يهجعون}

(Soûrat Adh-Dhâriyât / 17).

 

Il a été rapporté que Mou^âdh Ibnou Jabal s’est mis à pleurer à l’approche de la mort. On lui demanda pourquoi il pleurait et il répondit alors : « Comment ne pas pleurer ? Qui d’autre doit le faire plus que moi ? Je ne pleure pas de peur de la mort, ni de quitter cette vie, mais je pleure de ne plus pouvoir veiller les nuits d’hiver ! »

Ceci n’est pas étrange car il y a un réel plaisir dans l’adoration et celui qui en est privé sent ce manque, comme l’a si bien dit ^Abdoul-Lâh Ibnou Wahb : « L’amoureux d’une chose en tire un plaisir, mais celui qui aime les adorations nocturnes en tire trois : celui d’y être, celui d’y penser et celui des récompenses qu’il en tire. »

 

Quant à Abou Hourayrah, il divisait ses nuits en trois parties, faisant la prière un tiers, dormant un autre et récitant les Hadîth du Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم  la troisième partie.

 

N’a pas menti celui qui a dit :

 

Si tu souffrais des chaleurs de l’été

De la sécheresse d’automne et du froid de l’hiver

Si te distrayaient les couleurs du printemps

Dis-moi : Quand pour la Science as-tu le temps ?

 

Les jours qui passent sont autant d’étapes que traverse le musulman et le sage est bien celui qui prend de chaque étape sa pourvoyance pour la fin du voyage, l’au-delà.

 

Nous prions Allâh de nous aider à Lui obéir, à être sincère en cela, à agréer nos adorations et à faire ce qu’il agrée, Lui qui entend, qu’Il exauce nos prières. Âmîn.

 

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بِسمِ اللهِ الرحمنِ الرحِيم

Je commence par le nom de Allâh

le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Louanges à Allâh Seigneur des mondes,

que Allâh honore et élève davantage en degré

notre maître Mouhammad et qu'Il préserve

sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle

 

La Naissance de Notre Maître Jésus, ^Îçâ Al-Macîh ^alayhi s-salâm

 

Mes frères de foi,

La louange est à Allâh et que l'honneur et l'élévation en degré soient accordés au Prophète de Allâh.

Louanges à Allâh l'Unique, Celui Qui n'a besoin de rien, Celui Qui n'est pas engendré, Qui n'engendre pas et Qui n'a nul équivalent. Je loue Allâh, ta^âlâ, et je L'implore de me guider sur le chemin de droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allâh contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allâh guide, c'est lui le bien-guidé ; et celui qu'Il égare, nul ne peut le guider.

Que l'honneur et l'élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad le maître des fils de ^Adnân, celui que Allâh a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d'un châtiment, appelant à la religion agréée par Allâh par Sa volonté, le Prophète qui est tel une lumière éclatante et une lune éclairante. Allâh a guidé par lui la communauté. Il a dévoilé par lui les obscurités. Il a transmis le message. Il s'est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Que Allâh le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué un de Ses prophètes. Je témoigne qu'il n'est de dieu que Allâh, Lui seul n'a pas d'associé. Il a envoyé Son messager avec l'enseignement de droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad ^alayhi s-sâlatou wa s-salâm est Son esclave et Son messager. Que Allâh l'honore ainsi que tous les messagers qu'Il a envoyés.

Esclaves de Allâh, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allâh Al-^Aliyy Al-^Adhîm.

Mes frères de foi, Sachez que Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân honoré :

"ما الْمسِيح ابن مريم إِلاَّ رسولٌ قَد خلَت مِن قَبلِهِ الرسل وأمه صِديقَةٌ"

ce qui signifie : « Al-Macîh le fils de Maryam n’est qu’un Messager qui a été précédé par

d’autres messagers. Sa mère est une sainte hautement véridique » [soûrat Al-Mâ’idah / 75].

Il s’agit de l’esclave et du Messager de Allâh, ^Îçâ –Jésus– fils de Maryam fille de ^Imrân. Allâh a créé Jésus sans père, tout comme Il a créé ‘Âdam sans père ni mère.

Allâh ta^âlâ dit :

"إِنَّ مثَلَ عِيسى عِند اللهِ كَمثَلِ ءادم خلَقَه مِن ترابٍ ثِم قَالَ له كُن فَيكون "

ce qui signifie : « ^Îçâ est, selon le jugement de Allâh, à l’exemple de ‘Âdam qu’Il a créé de terre et à qui Il a donné la vie ».

La mère du Prophète de Allâh est Maryam fille de ^Imrân, la sainte hautement véridique, la vierge, la pure, qui a été élevée dans une maison de mérite, qui a eu une vie de pureté et de piété. Allâh tabâraka wa ta^la fait son éloge dans le Qour’ân honoré à plusieurs reprises. Allâh ta^âlâ dit :

"ومريم ابنة عِمرانَ الَّتِي أحصنت فَرجها فَنفَخنا فِيهِ مِن روحِنا وصدقَت بِكَلِماتِ ربها وكَانت مِن الْقَانِتِين"

ce qui signifie : « Maryam fille de ^Imrân, celle qui fut chaste. Nous avons insufflé en elle une âme honorée selon Mon jugement. Elle a cru en son Seigneur et elle était au nombre des humbles » [soûrat At-Tahrîm / 12].

Parmi ce qui a été rapporté au sujet du récit du début de sa grossesse, c’est qu’elle était sortie un jour vers un lieu pour régler une affaire. Allâh lui a envoyé Jibrîl sous la forme d’un beau jeune homme au visage blanc.

"قَالَت إِني أعو ذ بِالرحمن مِنك إِن كُنت تقِيا"

ce qui signifie : « Elle a dit : je recherche la préservation du Très-Miséricordieux contre toi, laisse-moi si tu es pieux » [soûrat Maryam / 18], c’est à-dire que si tu crains Allâh, ne me fais aucun mal.

"قَالَ إِنما أنا رسول ربكِ لأَهب لكِ غُلاما زكِيا "

ce qui signifie : « Il a dit : je suis le Messager de ton Seigneur, afin de te donner un garçon pur » [soûrat Maryam / 19], c’est-à-dire qu’il lui a dit que Allâh l’a envoyé à elle afin de lui donner un garçon vertueux, pur des péchés.

"قَالَت أنى يكون لِي غُلام ولَم يمسسنِ بشر ولَم أك بغِيا"

ce qui signifie : « Elle a dit : Comment pourrai-je avoir un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée et que je ne suis pas au nombre des fornicatrices ? » [soûrat Maryam / 20], c’est-à-dire que Maryam a dit : Comment pourrai-je être enceinte alors que je n’ai jamais eu d’époux et que je ne suis pas perverse, fornicatrice.

"قَالَ كَذَلِكِ قَالَ ربكِ هو علَي هين ولِنجعلَه ءايةً لِلناسِ ورحمةً منا وكَانَ أمرا مقْضِيا"

ce qui signifie : « Il a dit : C’est ainsi qu’a dit ton Seigneur : C’est chose aisée pour Moi. Nous en ferons une preuve pour les gens, une miséricorde de notre part. C’est une chose ainsi destinée » [soûrat Maryam / 21], c’est-à-dire que Jibrîl a répondu à son étonnement et lui a dit que créer un fils sans père est chose aisée pour Allâh ta^âlâ. Ceci, afin de faire de ^Îçâ un signe pour les gens, une preuve de la parfaite toute-puissance de Allâh soubhânahou wa ta^âlâ, afin de faire de lui une miséricorde et une grâce pour ceux qui le suivront et croiront en lui. Le Seigneur honoré dit dans le Qour’ân honoré :

"فَحملَته فَانتبذَت بِهِ مكَانا قَصِيا ، فَأجاءها الْمخاض إِلَى جِذْعِ النخلَةِ قَالَت يا ليتنِي مِت قَبلَ هذَا و كنت نسيا منسِيا ، فَناداها مِن تحتِها ألاَّ تحزنِي قَد جعلَ ربكِ تحتكِ سرِيا ، وهزي إِلَيكِ بِجِذْعِ النخلَةِ تساقِطْ علَيكِ رطَبا جنِيا ، فَكلِي و اشربِي وقَري عينا فَإِما تريِن مِن الْبشرِ أحدا فَقولِي إِني نذَرت لِلرحمنِ صوما فَلَن أكَلِّم الْيوم إِنسِيا"

ce qui signifie : « Elle le porta. Elle se retrouva dans un endroit éloigné, seule. Les douleurs de l’accouchement vinrent à elle alors qu’elle s’appuyait à un tronc de palmier. Elle dit alors : Ah si seulement j’étais morte avant cela, et que l’on m’avait oubliée. Jibrîl l’appela d’en bas et lui dit : Allâh a fait que coule à tes pieds un petit ruisseau, et secoue le tronc de palmiers, des dattes te parviendront mûres prêtes à la consommation. Mange et bois et réjouis tes yeux. Si jamais tu vois un humain, apprends-lui que tu as fait le voeu de ne parler aujourd’hui à aucun humain » [soûrat Maryam / 22-23-24-25-26].

Jibrîl ^alayhi s-salâm a soufflé dans le col de sa cape et elle se retrouva enceinte de ^Îçâ ^alayhi s-salâm. Lorsqu’elle arriva à terme, elle s’isola des gens, de crainte que les gens ne l’humilient pour sa grossesse sans mari. Les douleurs de l’accouchement ont ainsi poussé Maryam la meilleure des femmes de l’humanité au pied d’un palmier desséché. Elle souhaita la mort par crainte de la nuisance des gens. Jibrîl l’appela pour la tranquilliser. Il lui annonça que Allâh avait fait couler à ses pieds un petit ruisseau. Il lui demanda de faire bouger le tronc du palmier pour que des dattes en tombent et qu’elle puisse les consommer fraîches et bonnes à manger. Il lui dit ainsi de manger et de boire de ce que Allâh lui a accordé en subsistance, de se réjouir et de dire à quiconque la verrait ou l’interrogerait sur son fils qu’elle avait fait un voeu pour le Très-Miséricordieux de ne parler à personne.

 

La Dame Maryam avait rejoint son peuple, portant son fils ^Îçâ ^alayhi s-salâm dans ses bras dans Bethléem (Bayt Lahm). Allâh ta^âlâ dit :

"فأتت بهِ قومها تحمِله قالوا يا مريم لقد جئتِ شيئا فريا"

ce qui signifie : « Elle est partie rejoindre son peuple en le portant dans ses bras. Ils lui ont dit : Ô Maryam, tu as fait là quelque chose de très réprouvable » [soûrat Maryam / 27]. Ils lui ont dit : Tu as fait un grand mal.

Ton père n’était pas un homme de mauvaise conduite et ta mère n’était pas une fornicatrice. Ils ont pensé du mal d’elle. Ils se sont mis à lui faire des reproches, à la blâmer et elle se taisait et ne répondait pas car elle leur avait annoncé auparavant qu’elle avait fait le voeu pour le Très-Miséricordieux de ne parler à personne. Quand elle se retrouva exténuée, elle désigna du doigt ^Îçâ ^alayhi s-salâm. C’est alors qu’ils lui ont dit ce que Allâh nous apprend dans le Qour’ân :

"فأشارت إليهِ قالوا كيف نكلّم من كانَ في المهدِ صبيا "

ce qui signifie : « Elle le montra du doigt. Ils lui dirent comment veux-tu que nous parlions à un enfant encore nourrisson dans son landau ! » [soûrat Maryam / 29]. À ce moment-là, Allâh tabâraka wa ta^âlâ a fait prononcer par Sa toute-puissance notre maître ^Îçâ ^alayhi s-salâm alors qu’il était encore nourrisson :

"قال إني عبد اللهِ ءاتانيَ الكتب وجعلَني نبيا وجعلَني مباركًا أينما كنت وأوصاني بالصلاةِ والزكاةِ ما دمت حيا"

ce qui signifie : « Il a dit : Je suis l’esclave de Allâh. Il m’a accordé le Livre et a fait de moi un Prophète. Il a fait que je sois béni où que je sois. Il m’a ordonné la prière et la zakât tant que je suis vivant » [soûrat Maryam / 30-31].

Voici l’attestation de sa part qu’il est bien l’esclave de Allâh ^azza wa jall. Ce sont les premières paroles qu’il a prononcées alors qu’il était dans le landau : (Qâla ‘innî ^Abdou l-Lâh) ce qui signifie : « Il a dit : Je suis l’esclave de Allâh ». C’est une reconnaissance de sa part qu’il est un esclave, une créature de Allâh le Seigneur des mondes. Sa parole :

"وجعلَني نبيا وجعلَني مباركًا أينما كنت"

 

qui signifie : « Il a fait que je sois béni où que je sois » veut dire : Allâh a fait que je sois utile et profitable, j’enseigne le bien où que je me dirige.

 

Mes frères de foi, ^Îçâ ^alayhi s-salâm a appelé son peuple à l’adoration de Allâh Lui seul et à ne pas Lui attribuer d’associés. Mais les gens de son peuple l’ont démenti et l’ont envié. Ils ont dit qu’il était sorcier. Peu furent ceux qui crurent en lui. ^Îçâ ^alayhi s-salâm est pourtant bien un prophète messager. Il est venu avec la religion de la vérité et de la bonne guidée, la religion de l’Islam. C’est la religion éminente avec laquelle sont venus tous les prophètes depuis ‘Âdam jusqu’à Mouhammad , que Allâh les honore et les élève davantage en degrés. Notre maître Mouhammad ^alayhi s-sâlatou wa s-salâm a dit :

"من شهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأنّ محمدا عبده ورسوله وأنّ عيسى عبد الله ورسوله وكلمته ألقاها إلى مريم (أي بشارته) وروح منه (أي أنّ روح سيدنا عيسى بخلق الله تعالى وهي مشرفة عند الله) والجنة حق والنار حق أدخله الله الجنة على ما كان من العمل "

ce qui signifie : « Celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh, Lui seul n’a pas d’associé, que Mouhammad est Son esclave et Son messager, que ^Îçâ est l’esclave de Allâh et Son messager, qu’il est la bonne nouvelle annoncée à Maryam, que son âme est honorée selon le jugement de Allâh, et que le paradis est une vérité et que l’enfer est une vérité, Allâh le fait entrer au paradis même s’il commettait les grands péchés ».

Ô Allâh, fais que nous persévérions sur la religion éminente de l’Islam. Fais que nous entrions au paradis avec les premiers à y entrer, avec les pieux, ô Toi le Seigneur des mondes.

 

Voici mes propos et je demande que Allâh me pardonne ainsi qu'à vous-mêmes.

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بِسمِ اللهِ الرَّحمـنِ الرَّحِيم

Je commence par le nom de Allâh

le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Louanges à Allâh le Seigneur des mondes,

Que Allâh honore et élève davantage en degrés

notre maître Mouhammad et qu'Il préserve

sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle

 

 

A propos du dixième jour du Mouharram

 

 

Mes frères en Islam,

Les louanges sont à Allâh et qu’Allâh honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه وسلم.

Louanges à Allâh, Celui Qui est unique, Celui Qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allâh et je l’implore de me guider sur le chemin de la droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allâh contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allâh guide, c’est lui le bien guidé ; celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad صلى الله عليه وسلم, le maître des fils d’^Adnân, celui que Allâh a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Allâh, par Sa volonté ; le Prophète qui est tel une lumière éclatante et une lune éclairante. Allâh a guidé par lui la communauté. Il a dissipé par lui les obscurités. Le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a ainsi transmis le message. Il s’est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Qu’Allâh le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué un de Ses prophètes. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh, Lui seul n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec l’enseignement de la droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son messager. Que Allâh l’honore ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

 

Esclaves de Allâh, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même, de faire preuve de piété à l’égard de Allâh al-^Aliyy a- ^Adhîm. Je vous recommande de vous attacher aux ordres d’Allâh et de marcher sur la voie de notre Prophète honoré en vous préparant pour le jour de la station éminente, ce jour, où ni les biens ni les enfants ne seront d’aucun secours et seul celui qui y viendra avec le cœur pur de toute mécréance sera sauvé.

 

Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân : « فَتَلَقَّى ءادَمُ مِن رَّبِّهِ كَلِمَاتٍ فَتَابَ عَلَيْهِ إِنَّهُ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ », soûrat Al-Baqarah, verset 37, dont nous comprenons : «  Et Âdam reçu de Allâh des paroles pour demander pardon, et Il accepta son repentir; Certes, Allâh est Celui pardonne et qui fait miséricorde. »

 

Mes chers frères en Islam, notre discours d’aujourd’hui porte sur le dixième jour du mois de Mouharram, connu et attendu par notre communauté depuis des siècles et appelé par les musulmans « jour de ^Achoûrâ’ », un jour plein de bienfaits, de commémorations, de prières, de patience et de leçons à tirer.

 

C’est en ce jour que Allâh accepta le repentir de notre père Âdam, sauva le Prophète Yoûnous (Jonas) du ventre du cétacé et le Prophète Noûh (Noé) du déluge. Il sauva le Prophète Ibrâhîm (Abraham) de Namroûd, ainsi que le Prophète Yoûçouf (Joseph) à rencontré le prophète Ya^qoûb (Jacob). ^Achoûrâ’ fut le jour où Allâh donna la victoire au Prophète Moûça (Moïse) en séparant la mer en couloirs et en y engloutissant le Pharaon ; en guérissant le Prophète Ayyoub (Job); c’est en ce jour qu’eut lieu la bataille Thati-Rriq^â.

 

En l’an 61 de l’Hégire, le jour de ^Achoûrâ’, il y a eu le décès du neveu du Prophète, Al-Houçayn, fils de Fatimah, mort martyre à l’âge de 56 ans. Le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم dit à son propos et de son frère : « Al-Haçan et Al-Houssayn sont les maîtres des jeunes du Paradis. » Le Prophète Mouhammad dit aussi tout l’amour qu’ils se portaient l’un pour l’autre.

 

Nous allons nous arrêter sur une chose très importante, le repentir de notre père Âdam, pour en tirer de nombreux enseignements. Âdam désobéit à Allâh en goûtant au fruit de l’arbre et ceci bien avant d’être sorti du Paradis, de recevoir la révélation et de devenir le premier Prophète. Il se repentit alors ensuite de sa désobéissance. Cette désobéissance ne compte pas parmi les grands péchés, ni de la mécréance car nos savons, que Allâh a préservé Ses prophètes de tomber dans les grandes désobéissances et les petits péchés, qui dénoteraient une bassesse d’âme et de vil caractère, et les a préservé de tomber dans la mécréance. Que Allâh nous en préserve.

 

 

Et il a été rapporté que Moujâhid, élève de Ibnou ^Abbâs, a dit : «  O Allâh, Toi, Qui n’a pas d’associé, Toi qui est exempte de toute ressemblance, j’ai été injuste envers moi-même en te désobéissant, pardonne mes péchés, Toi le Clément. Il n’y a pas d’autre dieu que Toi, sois exalté et loué. O Allâh, j’ai désobéi et m’en repens, pardonne-moi ! » Âdam a adressé ces paroles à Allâh qui les as entendues, c’est-à-dire qu’Il les a acceptées et pardonné à Sa créature son sincère repentir.

 

Mon frère en Islâm, s’il t’arrive de commettre une désobéissance aussi petite soit-elle, précipite-toi à t’en repentir à Allâh le Clément, fais-le en prenant l’exemple de notre père Âdam, en réfléchissant aux paroles qu’il a dites en rejetant toute autre divinité que Allâh en disant : « Il n’y a pas d’autre dieu que Toi. » Il a ensuite exempté Allâh de toute ressemblance d’être en un lieu ou endroit et les spécificités des créatures, en disant : « Toi, l’Exempt de tout imperfection, sois loué ! » Il a loué Allâh pour les bienfaits qu’il lui a prodigués et a reconnu ses propres erreurs, en disant : « J’ai été injuste envers moi-même » et s’est ensuite sincèrement repenti en toute humilité.

 

Al-Bayhaqiyy, d’après ^Oumar Ibnou-l-Khattâb, a rapporté que le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a dit : « Lorsque Âdam a commis son péché, il a dit : « Allâh je Te demande par l’intercession de Ton prophète Mouhammad de me pardonner. » Alors Allâh lui demanda « Comment connais-tu Mouhammad, alors que qu’il n’ai même pas créé ? » Adam dit alors « O Allâh, lorsque Tu m’as créé avec Ton soin et ordonné à l’ange de m’insuffler l’âme honorée par Toi, j’ai levé la tête et vu inscrit sur les montants du trône « Il n’y pas d’autre dieu que Allâh et Mouhammad est Son prophète-messager ». Alors j’ai eu la conviction que Tu n’accole à Ton nom que la meilleure de Tes créatures. »

 

Sachons que Âdam a un très grand mérite et que nous lui devons une très grande considération en tant que père de l’humanité. Il n’est donc pas permis de le rabaisser, de le dénigrer ou de  rejeter son rôle de Prophète, car celui, qui fait cela sort de l’Islâm et commet une grande mécréance. Que Allâh nous en préserve.

 

Prétendre comme certains égarés que Âdam ne serait pas un Prophète-Messager, mènerait à prétendre que ses enfants, à son époque, vivaient comme des bête sauvages, sans Charte aucune. Bien au contraire, comment, sans règles précises et dictées par Allâh, ses enfants auraient-ils su qu’il leur était permis de se marier entre frère et sœur non-jumeaux ? Serait-ce fortuit que notre mère Hawwa (Eve) enfanta de chaque grossesse des jumeaux, un garçon et une fille ? Non, car c’était pour que chaque garçon de sa progéniture puisse, en se mariant avec une fille d’une autre grossesse et en procréant, continuer la descendance de notre père Âdam. Le mariage entre deux frère et sœurs jumeaux était déjà interdit comment l’auraient-ils su alors, sans une Charte bien précise et émanant d’Allâh et révélée à Âdam ?

 

Le prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a dit : « Tous les prophètes étaient dotés d’une grande beauté physique et d’un beau filet de voix et votre prophète (Mouhammad) a reçu le meilleur visage et la plus belle voix. »

 

Nous vous rappelons, mes chers frères en Islam, que l’obéissance qui consiste à jeûner en ce jour de ^Achoûrâ’ signifie suivre le cheminement et la pratique du prophète Mouhammad, qui a dit à cette occasion : « Si je vis encore, je jeûnera le neuvième jour (c’est-à-dire en plus du dixième). »

 

Nous demandons à Allâh que leur bénédiction nous soit profitable et de nous rassembler sous la bannière du prophète Mouhammad. Amin.

 

Je demande à Allâh de me pardonner mes péchés ainsi que les vôtres.