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Réponse à l'article de Fathi Derder dans la rubrique "Réflexions" du journal 24 heurs du mardi 22 juin où il dit sic :

"Quand j’ai vu Ribéry, dimanche sur TF1, j’ai compris que j’aimais la France. Un multimillionnaire à gueule de repris de justice, client de prostituées de 16 ans, immoral et voyou. Pire: musulman."

 

Il règne un climat malsain en Europe, et peut-être dans le monde, où l'Islam est de plus en plus perçu comme une menace. Certains y verraient une parade politicienne qui vise à détourner le public des problèmes de fond. En tous état de cause, les bras nous en tombent à la lecture de passages où le terme de musulman apparaît comme une insulte pire que d’être immoral ou voyou. Les moeurs ne soient pas toujours le reflet d'une croyance. La croyance a bon dos dans ce cas.

S'il avait été question d'une autre communauté, d'une autre confession, on aurait sans doute vu des associations se mettre en rangée pour donner l'assaut. Mais pour les musulmans, force est de constater, hélas, qu'il a deux poids deux mesures, un barème insensé. A ce titre, l'affaire de l'égyptienne, vivant en Allemagne et assassinée dans un tribunal de Dresde en 2007, est quasiment passée inaperçue dans les médias. L'ère du temps n'est donc pas de bon augure et il a quelque chose de toxique.


Freyzinger disait: "Mais qu'ils rentrent chez eux", seulement que pour un Ribéry il n'en est pas question comme pour tant d'autres. Alors, si des personnes se sentent irritées par cette foi et voient en elle la cause de leurs tourments, il sera difficile de les convaincre du contraire, car généralement ils ne sont pas capables d'élévation et doivent régler quantité de problèmes avec leur personne pour retrouver un semblant de lucidité et de jugement. Guénon disait: "Il y a toujours quelque chose de pénible dans le spectacle de l'incompréhension profane, bien que la doctrine sacrée soit assurément trop haute pour en subir les atteintes".  Vous comprendrez ainsi notre sentiment de toujours devoir justifier ce que nous sommes.

L’auteur de l’article du « 24 heures », en voulant condamner des faits jugés immoraux, amalgame jusqu’à atteindre l’irrationnel, l’insensé pour devenir non objectif. Nous condamnons fermement cette dérive islamophobe cachée derrière la débandade du Foot Français.


Président du Conseil Islamique
Prof. Tawfiq EL MALIKI