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بِسمِ اللهِ الرَّحمـنِ الرَّحِيم

Je commence par le nom de Allâh

le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Louanges à Allâh le Seigneur des mondes,

Que Allâh honore et élève davantage en degrés

notre maître Mouhammad et qu'Il préserve

sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle

 

 

A propos du dixième jour du Mouharram

 

 

Mes frères en Islam,

Les louanges sont à Allâh et qu’Allâh honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه وسلم.

Louanges à Allâh, Celui Qui est unique, Celui Qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allâh et je l’implore de me guider sur le chemin de la droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allâh contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allâh guide, c’est lui le bien guidé ; celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad صلى الله عليه وسلم, le maître des fils d’^Adnân, celui que Allâh a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Allâh, par Sa volonté ; le Prophète qui est tel une lumière éclatante et une lune éclairante. Allâh a guidé par lui la communauté. Il a dissipé par lui les obscurités. Le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a ainsi transmis le message. Il s’est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Qu’Allâh le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué un de Ses prophètes. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh, Lui seul n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec l’enseignement de la droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son messager. Que Allâh l’honore ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

 

Esclaves de Allâh, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même, de faire preuve de piété à l’égard de Allâh al-^Aliyy a- ^Adhîm. Je vous recommande de vous attacher aux ordres d’Allâh et de marcher sur la voie de notre Prophète honoré en vous préparant pour le jour de la station éminente, ce jour, où ni les biens ni les enfants ne seront d’aucun secours et seul celui qui y viendra avec le cœur pur de toute mécréance sera sauvé.

 

Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân : « فَتَلَقَّى ءادَمُ مِن رَّبِّهِ كَلِمَاتٍ فَتَابَ عَلَيْهِ إِنَّهُ هُوَ التَّوَّابُ الرَّحِيمُ », soûrat Al-Baqarah, verset 37, dont nous comprenons : «  Et Âdam reçu de Allâh des paroles pour demander pardon, et Il accepta son repentir; Certes, Allâh est Celui pardonne et qui fait miséricorde. »

 

Mes chers frères en Islam, notre discours d’aujourd’hui porte sur le dixième jour du mois de Mouharram, connu et attendu par notre communauté depuis des siècles et appelé par les musulmans « jour de ^Achoûrâ’ », un jour plein de bienfaits, de commémorations, de prières, de patience et de leçons à tirer.

 

C’est en ce jour que Allâh accepta le repentir de notre père Âdam, sauva le Prophète Yoûnous (Jonas) du ventre du cétacé et le Prophète Noûh (Noé) du déluge. Il sauva le Prophète Ibrâhîm (Abraham) de Namroûd, ainsi que le Prophète Yoûçouf (Joseph) à rencontré le prophète Ya^qoûb (Jacob). ^Achoûrâ’ fut le jour où Allâh donna la victoire au Prophète Moûça (Moïse) en séparant la mer en couloirs et en y engloutissant le Pharaon ; en guérissant le Prophète Ayyoub (Job); c’est en ce jour qu’eut lieu la bataille Thati-Rriq^â.

 

En l’an 61 de l’Hégire, le jour de ^Achoûrâ’, il y a eu le décès du neveu du Prophète, Al-Houçayn, fils de Fatimah, mort martyre à l’âge de 56 ans. Le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم dit à son propos et de son frère : « Al-Haçan et Al-Houssayn sont les maîtres des jeunes du Paradis. » Le Prophète Mouhammad dit aussi tout l’amour qu’ils se portaient l’un pour l’autre.

 

Nous allons nous arrêter sur une chose très importante, le repentir de notre père Âdam, pour en tirer de nombreux enseignements. Âdam désobéit à Allâh en goûtant au fruit de l’arbre et ceci bien avant d’être sorti du Paradis, de recevoir la révélation et de devenir le premier Prophète. Il se repentit alors ensuite de sa désobéissance. Cette désobéissance ne compte pas parmi les grands péchés, ni de la mécréance car nos savons, que Allâh a préservé Ses prophètes de tomber dans les grandes désobéissances et les petits péchés, qui dénoteraient une bassesse d’âme et de vil caractère, et les a préservé de tomber dans la mécréance. Que Allâh nous en préserve.

 

 

Et il a été rapporté que Moujâhid, élève de Ibnou ^Abbâs, a dit : «  O Allâh, Toi, Qui n’a pas d’associé, Toi qui est exempte de toute ressemblance, j’ai été injuste envers moi-même en te désobéissant, pardonne mes péchés, Toi le Clément. Il n’y a pas d’autre dieu que Toi, sois exalté et loué. O Allâh, j’ai désobéi et m’en repens, pardonne-moi ! » Âdam a adressé ces paroles à Allâh qui les as entendues, c’est-à-dire qu’Il les a acceptées et pardonné à Sa créature son sincère repentir.

 

Mon frère en Islâm, s’il t’arrive de commettre une désobéissance aussi petite soit-elle, précipite-toi à t’en repentir à Allâh le Clément, fais-le en prenant l’exemple de notre père Âdam, en réfléchissant aux paroles qu’il a dites en rejetant toute autre divinité que Allâh en disant : « Il n’y a pas d’autre dieu que Toi. » Il a ensuite exempté Allâh de toute ressemblance d’être en un lieu ou endroit et les spécificités des créatures, en disant : « Toi, l’Exempt de tout imperfection, sois loué ! » Il a loué Allâh pour les bienfaits qu’il lui a prodigués et a reconnu ses propres erreurs, en disant : « J’ai été injuste envers moi-même » et s’est ensuite sincèrement repenti en toute humilité.

 

Al-Bayhaqiyy, d’après ^Oumar Ibnou-l-Khattâb, a rapporté que le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a dit : « Lorsque Âdam a commis son péché, il a dit : « Allâh je Te demande par l’intercession de Ton prophète Mouhammad de me pardonner. » Alors Allâh lui demanda « Comment connais-tu Mouhammad, alors que qu’il n’ai même pas créé ? » Adam dit alors « O Allâh, lorsque Tu m’as créé avec Ton soin et ordonné à l’ange de m’insuffler l’âme honorée par Toi, j’ai levé la tête et vu inscrit sur les montants du trône « Il n’y pas d’autre dieu que Allâh et Mouhammad est Son prophète-messager ». Alors j’ai eu la conviction que Tu n’accole à Ton nom que la meilleure de Tes créatures. »

 

Sachons que Âdam a un très grand mérite et que nous lui devons une très grande considération en tant que père de l’humanité. Il n’est donc pas permis de le rabaisser, de le dénigrer ou de  rejeter son rôle de Prophète, car celui, qui fait cela sort de l’Islâm et commet une grande mécréance. Que Allâh nous en préserve.

 

Prétendre comme certains égarés que Âdam ne serait pas un Prophète-Messager, mènerait à prétendre que ses enfants, à son époque, vivaient comme des bête sauvages, sans Charte aucune. Bien au contraire, comment, sans règles précises et dictées par Allâh, ses enfants auraient-ils su qu’il leur était permis de se marier entre frère et sœur non-jumeaux ? Serait-ce fortuit que notre mère Hawwa (Eve) enfanta de chaque grossesse des jumeaux, un garçon et une fille ? Non, car c’était pour que chaque garçon de sa progéniture puisse, en se mariant avec une fille d’une autre grossesse et en procréant, continuer la descendance de notre père Âdam. Le mariage entre deux frère et sœurs jumeaux était déjà interdit comment l’auraient-ils su alors, sans une Charte bien précise et émanant d’Allâh et révélée à Âdam ?

 

Le prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a dit : « Tous les prophètes étaient dotés d’une grande beauté physique et d’un beau filet de voix et votre prophète (Mouhammad) a reçu le meilleur visage et la plus belle voix. »

 

Nous vous rappelons, mes chers frères en Islam, que l’obéissance qui consiste à jeûner en ce jour de ^Achoûrâ’ signifie suivre le cheminement et la pratique du prophète Mouhammad, qui a dit à cette occasion : « Si je vis encore, je jeûnera le neuvième jour (c’est-à-dire en plus du dixième). »

 

Nous demandons à Allâh que leur bénédiction nous soit profitable et de nous rassembler sous la bannière du prophète Mouhammad. Amin.

 

Je demande à Allâh de me pardonner mes péchés ainsi que les vôtres.